Je n’en peux plus ma peur me paralyse, c’est plus fort que moi !

Nombreuses sont les personnes qui ont de plus en plus de difficultés dans leur quotidien, liées à ce qui, au départ, s’apparente plus à une gêne, où notre première réaction est :

« Je prends sur moi, ça passera ! »

Et tant que cela ne perturbe pas notre quotidien nous continuons à faire avec. Nous sommes déjà en train de compenser sans le réaliser consciemment.

Bien souvent ces événements paraissent totalement surmontables, et petit à petit, ils viennent grignoter notre zone de confort, jusqu’à nous faire perdre pied dans des situations auxquelles nous nous attendons le moins.

Une discussion avec une personne a déclenché cet écrit, pendant laquelle nous abordons le sujet de l’anxiété sociale grandissante, de ce phénomène où la peur s’est immiscée dans la plupart des foyers depuis la crise sanitaire, des changements d’attitudes, d’habitudes que cela a engendré. Une morosité devenue une normalité dans les commerces et chez de nombreux professionnels en lien avec les personnes pour des achats « plaisir », des sorties, ou le domaine de l’événementiel.

Et là, contre toute attente, elle me dit en chuchotant « Vous savez ce qui me fait peur à moi, ce sont les attentats ! », je l’écoute attentivement et elle me raconte; lors d’une dernière sortie dans un restaurant avec son mari et sa fille de 3 ans, elle a vu des personnes assises à une table ayant une attitude qui lui a semblé suspecte, et qui l’a instantanément fait réagir, elle a commencé à avoir du mal à respirer, à avoir chaud, et une seule chose est venue à son esprit, « Il faut que je sorte de là ! ». Elle a supplié son mari de vite ranger leurs affaires, d’emmener les plats et de sortir du restaurant. « Vous vous rendez compte, ma fille a été obligée de manger dans la voiture », son mari n’a pas compris sa réaction et elle a été incapable de lui expliquer clairement ce qui s’est passé, c’était plus fort qu’elle. Elle en arrive à envisager de changer de lieu de travail car celui-ci se trouve dans un endroit très exposé, et cela l’inquiète réellement.

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Je l’ai rassurée concernant sa fille, bien souvent les enfants adorent ce qui sort de l’ordinaire, comme avoir le droit de manger dans un lieu inédit qui peut être la voiture. Quant à sa réaction ceci s’explique bien souvent de la manière suivante, il est possible que lorsqu’un événement, que ce soit, un lieu, une personne, un son, une odeur, un mot, une phrase, fait réagir une personne, le cerveau se met en « mode survie », et son seul objectif à ce moment-là sera de tout faire pour y arriver. Les réactions physiques prennent le dessus et deviennent incontrôlables, les fameux 3F « Fight-Flight-Freeze » dont je parle dans mon article précédent, et pour se sortir de sa situation bien précise c’est la fuite qui a été la meilleure option pour calmer la crise d’angoisse qui s’est déclenchée.

Je réalise avec cette discussion, qu’avoir peur d’autre chose que le « Covid » parait presque tabou, l’actualité, les médias, les prises de paroles de nos politiques orientent la population, jusqu’à en négliger tous les autres sujets que nous rencontrons dans notre quotidien, alors qu’il est tout aussi important de s’en occuper.

Nos mœurs et nos codes sociaux connaissent un chamboulement inédit !

Face à cette crise sanitaire mondiale, faut-il pour autant se laisser faire ? Être dans la non-réaction ? Opter pour le fatalisme ?

se laisser faire birdsdessines
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J’irai à l’encontre de tous mes enseignements, que ce soit la sophrologie, la systémie ou la psychotraumatologie, et j’aime distinguer la pensée positive de ma pratique, il ne s’agit pas de faire croire que tout est beau et magnifique, au contraire, ce sont toutes vos expériences qui font que vous êtes qui vous êtes aujourd’hui ! Lors de mes accompagnements nous utilisons les problèmes, les échecs, les traumatismes comme moteurs pour avancer vers l’objectif/l’état d’esprit souhaité, peu importe le thème, pour s’offrir une version de Soi grandit de ses propres expériences. Et se prendre le temps d’apprécier tous les petits pas, aussi infimes soient-ils…

Laissez-vous surprendre pas vos propres ressources !

Christelle Schnitzler

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