Sensibilité accrue, nerfs à fleur de peau, émotions qui nous submergent, se résigner à subir? Et si nous observions cela sous un nouvel angle…

Au fur et à mesure des mois je constate sur les réseaux sociaux, l’augmentation des sujets de publication en lien avec la sensibilité. Je me surprends à penser qu’il y a déjà tellement de professionnels qui abordent le sujet qu’il n’est pas utile de rajouter une nouvelle théorie, et me voilà en train d’écrire cet article, contradiction quand tu nous tiens!

Je suis souvent amenée dans mon parcours de professionnels et même dans le cadre privé à aborder les sujets des profils qui diffèrent, pour ne pas utiliser le terme atypique, qui est tellement pris et repris qu’il a perdu tout son sens à mes yeux. En 5 ans, j’ai , comme dans une constellation, explorée différents points de vue, allant de l’affirmation « Ah oui, c’est vraiment ça! » à son opposé « Mais bien sûr, comment j’ai fait pour passer à coté ! », passant du mode ignorant au mode sachant, et inversement, et cela peut être très déstabilisant. A de nombreuses reprises je me trouve dans les postures :

« Je ne sais pas! »

« Je me sens démunie! »

« Je suis totalement confuse! »

Christelle Schnitzler coach systémicienne et sophrologue thérapeute  citation Ralph Waldo Emerson

Trois états d’être, qui, en systémie d’après SySt®, sont considérés comme des ressources! Sans eux pas de possibilités de se remettre en cause et d’apprendre à aborder les événements de la vie d’une nouvelle manière, pour sortir du fatalisme afin d’en faire une expérience qui forgera une nouvelle posture sur notre chemin de vie.

Comme si le fait de palier à une ignorance concernant un sujet et d’accéder à de nouvelles connaissances nous fait passer d’un état à l’autre, et découvrir qu’il y a bien souvent comme une récurrence dans ce phénomène.

Et comment se fait-il que ces cycles d’apprentissages sont plus ou moins bien vécus en fonction de chaque individu, comme si la grille de lecture de chacun d’entre nous ne se fie pas aux mêmes références.

Il m’arrive de donner l’exemple suivant, les hommes et les femmes parlent deux langues différentes, et soyons honnête ceci est applicable d’un individu à l’autre. Si je zoome ce serait plutôt au niveau de la réception de l’information que cela peut s’expliquer, nous avons chacun nos propres codes, une manière de s’exprimer qui nous est propre, des connaissances différentes, et une expérience de vie qui est source ou ressource pour activer nos réactions.

L’interprétation d’un événement vécu, dans le même contexte et avec le même contenu par deux personnes différentes, peut être totalement opposée!

Je m’engage dans un rond point, je vois arriver une voiture, je sais que je passe sans problème et ne ralentirais pas le véhicule qui arrive. La personne à côté de moi n’a pas été du même avis et s’est empressée de me le faire savoir. Premier réflex, opposition, puis explication pour justifier ma conduite et minimisation de l’impact sur l’autre « Ne t’inquiète pas, j’avais largement le temps! »

Elle est assise à côté de moi et n’a pas du tout la même vision que moi, et la même appréhension de l’événement que moi, qui a raison? Qui a tord?

Y a-t-il vraiment un coupable à trouver ? Et si nous observions nos émotions et sentiments qui viennent nous faire réagir…

Notre réaction est intimement lié aux émotions et sentiments vécus lors de l’événement, et c’est à ce moment-là que notre grille de lecture entre en action :

  • Le conducteur : Je suis sûr de moi, je maîtrise la situation, j’ai le volant en main, c’est moi qui dirige, je me sens en sécurité, je reste dans ma zone de confort .
  • Le passager : Je suis assis à côté, je vois l’événement, je ne me sens pas totalement en sécurité, je n’ai pas les commandes, je dépends de la personne qui conduit, la panique me gagne et je suis impuissant.

Et, il est certain, que notre curseur qui nous fait passer d’une zone à l’autre est loin d’être identique, notre tolérance à appréhender un événement est totalement conditionnée par notre parcours de vie, et pour certains d’entre nous cela peut nous amener à vivre des situations plus que délicates dans notre quotidien.

Zone de confort - Modèle Karl Rohnke -2000
Modèle Karl Rohnke -2000

Des situations répétées qui nous envoient directement de notre zone de confort à notre zone de panique. Cela nous oblige à mettre des stratagèmes en place, conscients ou inconscients, pour les éviter car ils deviennent de plus en plus difficile à gérer, jusqu’à arriver à des blocages répétitifs dans nos actions en lien ou non avec l’origine. Les déclencheurs? Un lieu, un son, une odeur, un mot, une phrase, une personne, une émotion… Qui nous empêchent d’avancer sereinement, ce qui implique un état de vigilance pratiquement permanent au quotidien, tout est susceptible d’être source d’une réaction disproportionnée et déclencheur de peurs irraisonnées et totalement incontrôlables. Cet état peut être déclenché de différentes manières et d’une manière totalement différente d’une personne à l’autre, en fonction du curseur d’activation de notre état d’alerte, le cerveau se met en mode survie et vous proposera trois possibilités :

  • L’attaque
  • La fuite
  • Faire le mort/L’état de sidération

Un terme utilisé en anglais « Fight-Flight-Freeze » définit ce système qui est essentiel à notre survie face à une menace ou un danger réel, mais que se passe-t-il lorsqu’il n’y a pas de danger réel ? L’anticipation de tout ce qui pourrait éventuellement arriver lors d’un événement, provoque un état d’anxiété qui peut également déclencher ce système lorsque nous pensons qu’il y a une menace ou un danger même s’il n’y en a pas.

Par exemple:

  • Vous pouvez crier après votre partenaire pour vous avoir poussé à accepter de parler lors d’une conférence alors que vous ne vous sentez pas prêt (Fight/combat/attaque).
  • Ou vous évitez d’aller à une fête ou de partir tôt parce que vous ne vous sentez pas à l’aise avec des personnes inconnues (Flight/vol/fuite).
  • Ou, votre esprit devient vide lorsque votre patron vous pose une question (Freeze/gel/faire le mort).

Ce sont tous des exemples qui peuvent causer de l’anxiété, qui à son tour peut déclencher par erreur le curseur d’activation du système en mode alarme. Parler en public, faire la fête et répondre à des questions ne sont pas des situations dangereuses, mais si votre système d’alarme est réglé sur « alerte élevée », il se déclenchera même dans des situations relativement inoffensives.

Faut-il se résigner à subir? Se dire, c’est comme ça, je fais avec! Les réponses à ces questions je les ai trouvé grâce à ma formation en psychotraumatologie et surtout aux formatrices que j’ai eu la chance de rencontrer, et une phrase résonne encore et encore dans ma tête…

Plus nous avons de traumatismes dans notre vie, plus nous avons de ressources!

Hélène Dellucci – Psychologue clinicienne, docteur en psychologie, psychothérapeute

Et depuis, c’est ce que je m’évertue à faire lorsque des personnes viennent vers moi, les aidez à retrouvez foi en leurs ressources pour que les épreuves qu’ils rencontrent dans leurs vies se transforment en étapes, expériences qui permettent d’agrandir la zone de confort, de renforcer la posture intérieure, d’apprendre la tolérance vis à vis de soi tout d’abord. En systémie nous travaillons avec la personne en ayant conscience que cela va vibrer dans les différentes relations dont est constitué son environnement. Croyez en vous, croyez en votre étoile!

Christelle Schnitzler

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